Ibrahiman Berte, le directeur général de l’Office national de l’eau potable de Côte d'Ivoire

L’expertise du Groupe BRL plaît tout particulièrement en Côte d’Ivoire. Lors de l’ouverture du salon Hydrogaia, mercredi 25 mai, une délégation de ce pays était d’ailleurs en force sur le stand de la compagnie nîmoise. Motif : les pouvoirs publics ivoiriens ont décidé de relever un défi apparemment simple, mais complexe à mettre en œuvre. « Nous voulons faire en sorte que les populations puissent disposer d’eau potable de qualité et en quantité suffisante », expliquait Ibrahiman Berte, le directeur général de l’Office national de l’eau potable, l’Onep, de Côte d’Ivoire. Présent au sein de la délégation, il ajoutait : « C’est une question de santé publique et l’accès à cette eau potable est également un droit pour les populations. »

Un vaste plan est donc engagé pour déployer un réseau d’alimentation dans tout le pays.  Déjà, l’alimentation de la ville d’Abidjan est totalement assurée en terme de production. Il reste désormais à résorber dans le reste du pays un déficit en eau potable qui est estimé à 40%. Des chantiers sont engagés un peu partout, avec pour objectif de régler la situation d’ici 2018.

Dans ce cadre, le groupe BRL est sollicité sur plusieurs grosses opérations. Il réalise, notamment, une étude sur la lagune Anghien, un grand réservoir potentiel d’alimentation en eau d’Abidjan. Or, cette ressource stratégique est sous la menace de possibles pollutions. L’étude réalisée a, en conséquence, pour but de préserver de tout risque cette lagune qui fait partie intégrante du  programme national de développement 2016-2020, élaboré par les pouvoirs publics.

Autre chantier de taille : la protection du principal carrefour qui dessert le quartier d’affaires de la capitale ivoirienne. Car cet ouvrage routier est situé au fond d’une cuvette qui est fréquemment noyé sous des tonnes d’eau en provenance d’un bassin versant voisin, ce qui bloque le trafic et contrarie le développement économique. « Nous devons de ce fait éradiquer tout risque d’inondation de ce carrefour », résumait Antoine Gougou, le responsable du projet de gestion intégrée du bassin versant du Gourou, le bassin incriminé. Mais l’enjeu, ici, est double dans la mesure où ce carrefour débouche aussi sur la baie de Cocody, une lagune où finissent les eaux d’écoulement qui arrivent là, chargées en plus des eaux usées jetées par les riverains du carrefour.

Le problème est si sensible que le programme de mise en protection de cet ouvrage est financé par la Banque africaine de  développement. Trente- trois groupements internationaux étaient sur le coup pour emporter le premier marché : la phase d’urgence du projet qui est finalement revenu au pool constitué par Girus avec Bani et BRL Ingénierie.

Un chantier de plus pour cette filiale du groupe nîmois. Car, depuis son ouverture fin 2014, elle décroche de jolis marchés. « Actuellement nous avons sept études en cours, dont deux sur le point d’être achevées. Une autre, complètement terminée, a permis d’offrir des solutions d’irrigation sur 60 ha de terres maraîchères, avec possibilité d’utiliser le goutte à goutte », précisait Pierre Amon, le directeur de BRLI Côte d’Ivoire. S’ajoutent deux projets en cours de démarrage portant sur un schéma directeur en eau potable sur huit villes de taille moyenne, inscrite dans le programme piloté par l’ONEP.

A ce rythme, l’antenne de BRL en Côte d’Ivoire se renforce, en employant à présent six salariés et de nouveaux recrutements sont envisagés. C’est aussi que le plan de développement voit loin. « Nous avons l’ambition de couvrir l’Afrique de l’Ouest et même toute l’Afrique francophone, avec l’appui du groupe BRL », tient à ajouter Pierre Amon.

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