Jean-Luc Liberto (à droite) et Jérôme Baudin

Œnochêne continue de recruter. Spécialisée dans la production de bois de chêne pour l’œnologie, l’entreprise installée à Mauguio, près de Montpellier, prévoit d’embaucher quatre personnes dans les prochains mois, ce qui portera son effectif permanent à douze personnes. L’entreprise vient en outre de recruter Rémi Scaboro comme directeur industriel. Auparavant, Rémi était responsable de la production et des achats aux Caves du Sieur d’Arques à Limoux (Aude). Son arrivée intervient au moment où Œnochêne se fixe pour objectif de porter sa production de 500 à 800 tonnes.

Une croissance ininterrompue

Fondée et présidée par Jean-Luc Liberto, un œnologue de formation, Œnochêne accompagne ainsi son développement. L’entreprise qui travaille aujourd'hui avec « la plupart des metteurs en marché français », enregistre une croissance à deux chiffres. « La marque Œnochêne génère à présent 3 M€ de chiffre d'affaires, c'est-à-dire 1 M€ de plus qu'en 2013 », souligne Jean-Luc Liberto qui ajoute : « Tout s’est déroulé jusqu'à présent selon le plan que nous nous étions fixés. »

La société s'est installée en effet il y a deux ans et demi à Mauguio, près de Montpellier, où elle avait redémarré son activité après l’incendie de ses locaux de Marmande (Lot-et-Garonne) où Œnochêne avait vu le jour en 2006. Originaire du Languedoc, Jean-Luc Liberto avait alors choisi de transférer son entreprise vers l’Hérault, estimant que le cœur du marché du vin était en Languedoc-Roussillon. Ses quatre salariés de l’époque avaient refusé de suivre le déménagement. Il lui a donc fallu réembaucher du personnel sur place.

Méthode innovante

Œnochêne utilise des bois, tous issus de chênes destinés à faire des barriques. Les bois sont découpés en morceaux de tailles variables, avant d'entrer dans l’élevage de vins. Surtout, la société a mis au point des techniques inédites de torréfaction du bois, dont elle réussit à extraire ses meilleurs composés naturels - allant de la vanille au café en passant par le pain épicé ou le chocolat – grâce à une maîtrise des temps et températures de chauffe. Œnochêne a ainsi créé une large palette de profils organoleptiques de chauffe. « Le principe, c'est de commencer par choisir les morceaux de bois, de les torréfier avec des temps et des températures différentes, puis d'assembler chacun des profils obtenus, afin d'aboutir au meilleur mariage avec le vin que l'on veut produire », explique Jérôme Baudin, le directeur.

Œnochêne a en outre complété sa gamme en créant des produits, issus d'une sélection des meilleurs chênes français, dédiés au segment des vins premium. Ces bois sont séchés et maturés durant 24 mois minimum à l'air libre. « Nous pouvons ainsi développer un boisé plus complexe et bien adapté aux produits haut de gamme », commente Jean-Luc Liberto.

Seule usine de production de bois de chêne pour l’œnologie en Languedoc et en Roussillon, la société dispose, en outre, d’une salle de dégustation où elle accueille ses clients chaque vendredi.

 

Investissements en vue

Son savoir-faire est reconnu. L’entreprise commence à se déployer à l'étranger. La part de l'export est passée de 5 % à 35 % du chiffre d'affaires depuis 2012. Et ce n'est qu'un début. Les ventes de l'entreprise se développent en Espagne, au Portugal, en Italie, au Maroc comme en Tunisie. Voilà aussi ce qui incitera l'entreprise à acquérir de nouvelles machines. « Nous serons sans doute poussés à réinvestir d'ici deux ans pour accompagner le développement de nos ventes », conclut Jean-Luc Liberto.

Pour toute demande :

http://www.oenochene.com

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